
Bilan Carbone
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Le programme d’impulsion Exposome s’inscrit parmi les premiers programmes de recherche à réaliser un bilan carbone. Les objectifs de ce bilan carbone sont de mieux comprendre et identifier les postes les plus émetteurs d’un programme de recherche, proposer des stratégies d’atténuation de ces émissions.
Ce bilan est réalisé à l’aide de l’outil GES 1point5 développé par le collectif Labo1point5, spécifiquement conçu pour les activités de recherche. Cet outil permet de réaliser le bilan carbone d’un laboratoire de recherche, et a donc été adapté afin de calculer le bilan carbone d’un programme de recherche impliquant plusieurs laboratoires.
Attention : les données présentées ci-dessous couvrent uniquement la période de mars à décembre 2024. Par ailleurs, certaines limites sont à noter : les données relatives aux bâtiments n’étaient pas encore disponibles pour l’ensemble des équipes lors de la réalisation de ce bilan carbone, et les émissions liées aux missions et aux achats ne concernent que la journée de lancement du programme.
Cette page sera mise à jour régulièrement afin de refléter plus fidèlement l’empreinte carbone du programme à mesure de son avancement. Pour plus d’information, contacter lea.breton@inserm.fr.

Les 5 postes d’émissions

Ce poste correspond aux repas consommés par les membres du programme pendant les journées de travail.
- Le simulateur alimentation de l’outil GES 1point5 interroge le partenaire sur les types de repas consommés sur le lieu de travail pour 2 semaines types, en fonction des jours de présence renseignés. Un calcul a été effectué pour tenir compte du temps de travail de chaque membre sur le programme.
- Types de repas : végétalien, végétarien, classique avec viande blanche ou rouge, poisson.

Ce poste correspond aux trajets quotidiens des membres du programme entre leur domicile et leur lieu de travail.
- Le simulateur domicile-travail de l’outil GES 1point5 interroge sur le nombre de jour par semaine que le membre effectue en présentiel et par quel moyen de transport il se rend sur son lieu de travail. Il est également possible de renseigner une deuxième journée type, dans le cas où les habitudes de transport changent au cours d’une semaine. Un calcul a été effectué pour tenir compte du temps de travail de chaque membre sur le programme.
- Types de transports : vélo, voiture, bus, train, RER / transilien, métro, etc.

Ce poste correspond à tous les déplacements professionnels réalisés pour les besoins du programme.
- L’outil GES 1point5 nécessite de renseigner la ville de départ et d’arrivée, le moyen de transport utilisé, le nombre de personne concernée et le motif de la mission.

Ce poste correspond aux biens et services achetés pour la mise en œuvre du programme.
- L’outil GES 1point5 propose des facteurs d’émission monétaire par type d’achat, basés sur les données de l’ADEME.
- Type d’achats : matériel de laboratoire, organisation d’évènements, etc.

Ce poste correspond à la consommation énergétique et des fluides des bâtiments hébergeant au moins un membre du programme.
- L’outil GES 1point5 nécessite de renseigner l’année de construction, la surface du totale, la part de la surface utilisée et les consommations d’électricité, d’eau, de fluides frigorigènes, de chauffage pour chaque bâtiment du programme.
Proposition d’actions d’atténuation
L’objectif du bilan carbone est de pouvoir proposer des actions d’atténuation de ces émissions.
En plus des actions spécifiques à chaque poste proposées ci-dessous, les actions suivantes peuvent être mises en place de manière transversale :
- Sensibilisation :
- Publier des guides internes sur la transition écologique détaillant les meilleures pratiques ;
- Organiser des ateliers de sensibilisation, dont ceux déjà proposés au sein de l’Inserm : Fresque du Climat et 2Tonnes.
- Gouvernance et mise en place des projets de recherche :
- Mettre en place des objectifs de réduction d’empreinte carbone par projet (intensité carbone) ;
- Inclure des critères écologiques dans les critères d’évaluation des projets de recherche.
- Globalement dans tous les aspects de la recherche :
- Publier des études dans des revues spécialisées sur l’impact environnemental des recherches en santé publique ;
- Inclure des modules spécifiques sur l’impact environnemental dans les formations pour les chercheurs et étudiants.

- Proposer des plats végétariens à la restauration d’entreprise ;
- Proposer des produits locaux, de saison, et issus de l’agriculture biologique à la restauration d’entreprise.

- Privilégier le télétravail pour les tâches non expérimentales ;
- Favoriser les modes de transport doux (vélo, marche, trottinette) ou transports en commun ;
- Mettre en place un plan de mobilité ou un soutien au covoiturage entre collègues.

- Privilégier les réunions à distance (visioconférences, webinaires) ;
- Mutualiser les déplacements (multi évènements) ;
- Imposer le train pour les trajets de moins de 6h avec prise en charge du billet première classe.

- Éteindre les équipements non utilisés (ordinateurs, lumières, instruments…) ;
- Optimiser le chauffage et la climatisation (baisser ou augmenter selon la saison) ;
- Mutualiser les espaces (bureaux partagés, salles de réunion) ;
- Suggérer des améliorations au gestionnaire du bâtiment (ex : passage à une électricité verte, isolation, ventilation naturelle) ;
- Suivre et maîtriser la consommation via des capteurs et indicateurs simples.

Matériel de laboratoire :
- Allonger la durée de vie des équipements (maintenance, mutualisation inter-projets/labos) ;
- Acheter du matériel d’occasion ou reconditionné ;
- Privilégier des fournisseurs labellisés ou à faible impact environnemental ;
- Réduire les consommables à usage unique et favoriser la réutilisation ;
- Intégrer des critères environnementaux dans les appels d’offres.
Organisation d’évènements :
- Proposer des repas végétariens et favoriser les produits locaux, de saison, et issus de l’agriculture biologique ;
- Réduire le gaspillage alimentaire en ajustant le nombre de repas commandés ;
- Travailler avec des prestataires écoresponsables.